
La vallée d’Ait Bouguemez se trouve sur le versant Nord du Haut Atlas central, au Maroc, à une altitude moyenne de 1800 m. C’est une région de population berbere, dont les principales activités sont l’agriculture, le pastoralisme, l’apiculture et, depuis quelques années, le tourisme de montagne. Grâce à l’abondance de ses récoltes, ele est désignée “la vallée heueuse”.
La vallée est accessible à partir d’Azilal, la capitale de la province, à travers une route goudronnée (distance de 78 km). Elles’étale sur un linéaire de 30 km2 environ, serpentant au milieu des plus hauts massifs de la région: le M’goun (4068 m ), le Wawgoulzat (3763 m) et l’Azourki (2682 m).
Carrefour de plusieurs civilisations, les Hautes Atlas sont riches de toute la diversité de leurs habitants, et de multiples traditions culturelles et artistiques.
Vue de satellite de la vallée
La commune rurale de Tabant
Cercle administratif: Azilal
Superficie: 30 km2 (entre Ouarzazate et Azilal Central)
Limites: communes d’Ait Mhamed et de Zaouiat Ahensal (nord); commune d’Ait Bououli (est). Les limites de lq vqllée correspondent à celles de la vallée d’Ait Bouguemez.
Climat
Soumise à un climat méditerranéen à influence océanique, la commune de Tabant connaît des hivers froids et la température atteint parfois moins de 4° C pendant la nuit. Par ailleurs, les autres saisons de l’année demeurent tempérées à l’exception de certaines périodes qui connaissent des pluies torrentielles. Les précipitations sont assez abondantes (entre 600 et 1200mm/an) dont une partie tombe sous forme de neiges (20% à 30% des précipitations dans la vallée et 50% à partir de 2500 m d’altitude), ce qui fait de cette commune un espace riche en eaux souterraines et superficielles grâce aux cours d’eau, dont les plus importants sont l’assif N’rbat et l’assif N’ait Bouguemez.
Milieu humain
Les habitants sont des berbéres.Certaines tribus poussées vers la montagne par la désertification se sont fixées depuis des siècles dans les hautes vallées, où il ne manque pas d’eau. Ce sont des cultivateurs qui entretiennent des troupeaux leur fournissant le lait, la viande et l’argent indispensable pour les achats au souk
D’autres sont restés nomades, et transhument sur les hauts plateaux en suivant leurs grands troupeaux de chèvres et de moutons. Aujourd’hui ils se fixent de plus en plus sur un lieu précis et cultivent quelques arpents pour subvenir aux besoins domestiques
Les cultivateurs parlent le Tachalhit, les pasteurs le tamazight (deux dialectes berbères d’origine commune). L’Arabe parlé (darija) pénètre jusqu’au fond des hautes vallées du fait de l’émigration et conscription, de l’école publique et de la radiodiffusion notamment
Selon le Recensement de 1994, la commune de Tabant compte 11598 habitants se répartissent en 1663 ménages. La fécondité est très élevée avec un indice synthétique de 7 enfants par femme et un age moyen au premier mariage de 20 ans chez les femmes et 26 chez les hommes.
Agriculture et pastoralisme
Malgré le nombre important de cours d’eau, la superficie irriguée ne dépasse pas 1350ha contre 995 ha.
Les cultures maraîchères constituent l’activité principale, tandis que l’activité pastorale occupe la deuxième ressource étant donnée l’importance du cheptel qui se compose selon le dernier recensement agricole (1995) de 42175 bovins, 37866 caprins et 2306 ovins.
Architecture et tourisme
Les villages du Haut Atlas, très denses sur leurs escarpements, offrent souvent d’admirables points de vue. Rassemblés autour du grenier collectif (Igherm) ou de la maison forte (Ighermt), leur construction présente une remarquable unité architecturale. Les murs sont en pisé: les cotés exposés aux intempéries sont renforcés de pierres séches.
Tous les matériaux proviennent de l’endroit même de la construction, d’où la très grande harmonie de ces villages dont les couleurs se confondent avec celles du paysage environnant.
Les façades sont agrémentées de pierres sèches, de parements en bois, de solives et de corniches ouvragées; elles témoignant d’un goût artistique très sur.
Les intérieurs les plus riches sont ornementés, murs et plafonds, d’enjolivures peintes, d’arabesques naïves, charmantes et colorées
Pressentant des sites naturels et des villages édifiés en terre et matériaux locaux constituant un riche patrimoine architectural, Tabant, à l’image de la vallée d’Ait Bouguemez, constitue un pole de tourisme de montagnes sous ses différentes formes (randonnées, découvertes, escalades etc.)
Infrastructure
A l’instar de la province d’Azilal, la commune rurale de Tabant souffre d’une carence en matière l’infrastructure de base et d’équipement.Son centre ne dispose pas d’un réseau d’assainissement et les rejets se font soit dans des puits perdus, soit à ciel ouvert, ce qui constitue un polluant de la nappe phréatique peu profonde.Quant à l’électrification, le centre dispose d’un réseau d’électricité et d’éclairage public, en plus d’une micro centrale qui alimente les environs
Pour les autres équipements de base on relève selon les résultats de l’enquête sur les équipements communaux (2000-2001), le centre de Tabant dispose d’un caidat, d’un siége de la commune, d’une école primaire (356 élèves), d’un centre de santé (1 médecin et 5 infirmiers), d’un bureau de poste, d’un dépôt pharmaceutique, d’un centre de formation aux métiers de montagne et plus récemment d’un collège et de Dar Taleb (78 élèves).
De part son site touristique, son épanouissement est freiné par la faiblesse de son réseau routier qui accentue l’enclavement de la commune et entrave les échanges entre le centre et les espaces ambiantes.
août 7, 2007 at 7:14
j’ai pas encore visité cette vallée, mais je compte le faire d’ici quelque jours, comme ca j’aurai un manifique commentaire à ecrire.
je suis sure que cette vallée propose elle aussi differents potentualités, naturelles, culturelles trés riches, puis que c’est le cas pour toutes la chaines du grand Atlas marocain.
donc je vous dis à bientot pour mon article
août 7, 2007 at 7:14
j’ai pas encore visité cette vallée, mais je compte le faire d’ici quelque jours, comme ca j’aurai un manifique commentaire à ecrire.
je suis sure que cette vallée propose elle aussi differents potentualités, naturelles, culturelles trés riches, puis que c’est le cas pour toutes la chaines du grand Atlas marocain.
donc je vous dis à bientot pour mon article
Chakib AAO
décembre 15, 2007 at 11:19
une valle qui merite un devlopement responsable;;;
février 17, 2008 at 10:50
la paradis sur terre c’est la valle heureuse